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Six Feet Under

J'ai failli ne pas oser... et puis bon, c'est un métier comme un autre, alors allons-y : croque-mort (ou plutôt employé.e des pompes funèbres).

Impossible de faire des photos en situation autrement que chez moi, vous le comprendrez aisément...
Le coffret de Six Feet Under, série hautement recommandable par ailleurs, fait donc parfaitement illusion, ne trouvez-vous pas ? (oups, c'était l'an dernier qu'on se faisait une toile)
Le marbre au sol ne vous rappellerait pas une pierre tombale ? (je ne verrai plus jamais mon salon de la même façon)

Je vous présente donc la dernière collection de la maison Borniol*, saison automne / hiver 2020.

Le pantalon :

Il s'agit du Saiki de Ivanne S. Je l'ai réalisé une taille en dessous de ce qui est préconisé, avec pas mal d'ajustements par rapport au patron initial (notamment l'enfourchure, mais cela n'a pas suffi à enlever toutes les moustaches).
J'ai cousu la version ajustée, incluant des poches italiennes sur les côtés du pantalon, et une poche passepoilée à l'arrière, avec sa patte décorative.
Je voulais quelque chose de très sobre et classe.

La veste :

Le patron de Saler m'a été gentiment prêté il y a un an, il était (grand) temps que je m'y mette... Le concours m'a motivée pour me lancer dans cette pièce que je n'osais pas coudre. Les 25 pièces, la tonne de thermocollant, le col tailleur, les manches fendues et les poches passepoilées. Tout y est, le rendu fait très pro à condition d'être minutieux. Je n'y ai pas mis de fioritures, même pas pour la doublure qui est une doublure antistatique vert foncé, légèrement mordoré. Le tissu de la veste étant rigide, je voulais beaucoup de glisse pour m'y sentir bien.

Le blazer et le pantalon sont tous deux réalisés dans un lainage tailleur laine et mohair noir (Coupons de St Pierre). Très honnêtement il est rêche (à déconseiller aux peaux sensibles), mais il fait parfaitement l'affaire pour un tailleur chaud et structuré.

Le chemisier :

J'avais cette broderie anglaise depuis des années en stock, je lui trouvais un air un peu trop funéraire pour imaginer quoi que ce soit dedans... alors je l'ai employée à dessein ! Il s'agit de Mélilot (Deer & Doe), valeur sûre s'il en est. Je n'ai jamais autant carburé pour coudre un vêtement : j'ai démarré la confection de la chemise hier matin, et j'en ai cousu le dernier bouton ce soir à 17h.

 

* J'ai découvert cet après-midi que cette vénérable entreprise de pompes funèbres avait donné son nom à un tissu !

PS : Dans la vraie vie je ne suis pas du tout croque-mort... Mais ces pièces seront utilisées, c'est certain ;-)

 
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Commentaires

Selenz (il y a 9 mois, 2 semaines)

Beau travail sur la veste, et j'aime la petite touche un peu sanglante des chaussures :p

Myriam ArbreMagique (il y a 9 mois, 2 semaines)

Maison Borniol, c'est aussi dans une chanson de HFT (Hubert Félix Thiefaine).

Tres classe.

lilixlabaleine (il y a 9 mois, 2 semaines)

Tu as la tenie parfaite si tu songes à une reconversion!

Liseli (il y a 9 mois, 2 semaines)

Impressionnant et énorme, les pompes funèbres qui ont un lien avec le textil!

missumlaut-Kikoo (il y a 9 mois, 2 semaines)

Morte de rire.

CYQLAF (il y a 9 mois, 2 semaines)

Bravo pour cet ensemble !

aelys (il y a 9 mois, 2 semaines)

Je me répète, mais ce thème de concours est décidemment purement génial, quand je vois les interprétations qu'il permet !!

Quelle élégance, bravo.

Mquipique (il y a 9 mois, 2 semaines)

Très beau ! Je vais regarder le marbre noir de ma cheminée d'un autre oeil aussi maintenant, c'est malin ;-)

camillette (il y a 9 mois, 2 semaines)

Une tenue très classe, et qui te va très bien. Bravo pour ces belles réalisations !

Dame Bobine (il y a 9 mois, 2 semaines)

Merci beaucoup à toutes !!!

@Selenz : la touche sanglante c'est pour être assortie au coffret... ou plutôt parce que mes chaussures noires adorées ont rendu l'âme (!) peu avant le confinement !

@Myriam ArbreMagique : bien vu, c'est d'ailleurs en pensant à cette chanson que j'ai tiré le fil de Borniol... et découvert le tissu noir nommé en conséquence.
Je n'ai volontairement pas cité les paroles dans l'article car en ces temps de pandémie, cet humour très noir m'a semblé quelque peu... délicat !

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