garde à vous... chemise!
Comme évoqué dans l’article de blog du concours, je ne porte jamais de chemise. Ma garde-robe pourtant bien fournie n'en contient d'ailleurs aucune. J'ai donc pensé que ce thème "chemise" serait l'occasion d'enfin faire une transformation de chemise d'homme en vêtement féminin. Mais mon compagnon n'a qu'une chemise, pour les jours de fête, je manquais donc de matière première.
J'ai alors repensé à la robe-chemise Columbia d'Atelier 8 avril, dont le patron acheté il y a longtemps recule régulièrement dans la liste, sans doute à cause des 23 pièces à décalquer... Le concours me poussant généralement à me dépasser, c'était l'occasion idéale pour me lancer dans cette pièce longue et minutieuse, pleine de détails charmants (forme des poches, des passants de ceinture, etc...)
La robe comporte de nombreux points emblématiques de la chemise : empiècement en fourreau, pli d'aisance, pattes capucins, poignets de manche, patte de boutonnage et un col chemise que l'on peut remplacer par un col officier, ce que j'ai fait, préférant ces derniers. Les pattes capucins ont été sauvées par le tuto de SunShine, les explications dans le livret étant assez succinctes. Le livret omet d'ailleurs pas mal de choses, il vaut mieux avoir un peu d'expérience.
Côté tissu, j'avais, lors des dernières rencontres des filles de l'ouest à Angers il y a plus d'un an, acheté un lin-élasthanne justement pour ce projet. Convaincue que la robe n'était pas prête de voir le jour, j'en avais finalement fait un pantalon ample cet été. Ce dernier étant largement trop grand, en plus de se détendre et de pocher aux genoux dès que je m'asseyais en tailleur (ma posture favorite...), j'ai finalement coupé mes pièces dedans, en complétant avec les chutes, appréciant finalement la multiplicité de petites pièces qu'on peut caser en Tetris plutôt que peu de grandes qui ne rentrent pas. Seul problème, en un seul lavage le tissu avait largement marqué l'ourlet. Ayant besoin de toute la longueur, j'ai pensé être très maligne en casant les bas de jupe à cet endroit pour y refaire l'ourlet, oubliant que s'il y avait des parements, c'est qu'il n'y avait pas d'ourlet... d'où cette magnifique bande plus claire en bas, que j'espère voir s'atténuer au fil des lavages.
Réalisation
j’ai donc choisi la version col officier, manches longues, et sans ceinture coordonnée faute de tissu. la couture est agréable bien que ce lin, contenant de l’elasthanne, se déforme un peu sous le pied de biche, et surtout que le livret omette pas mal de choses alors qu'il en détaille beaucoup d’autres. Par exemple la finition du bas de la patte de boutonnage est parfaitement explicite, mais il n’est jamais dit quand et comment en gérer le haut que j’ai donc bricolé après coup. Idem pour le col officier, les explications ne concernant que le col classique.
A l’usage
Je suis ravie d'être arrivée au bout de ce modèle, c'est toujours un tel plaisir de prendre le temps sur les détails minutieux, je trouve ça apaisant. Je n'avais pas anticipé que dans cette couleur, ça donnerait un côté très militaire à l'ensemble, entre le col, les poches à soufflets et la coupe assez stricte.
Elle est un peu grande, et bien trop large au niveau de la cambrure/taille, ce à quoi je m'attendais sur une coupe aussi large. J'aurais sans doute du choisir la taille en dessous, mais j'ai eu peur que ça tire aux hanches. J’adoucis et ajuste donc avec une ceinture dorée, ca fait une robe d’automne tres agréable , d’autant que j’ai largement la place de glisser un top à manches longues dessous. En fait, elle pourrait presque passer pour un manteau tres léger.
Ajouter un commentaire
Vous devez être connecté pour publier un commentaire.



Si jamais tu as besoin de rab pour la ceinture, tu sais à qui t'adresser :). Elle est jolie cette robe même si oui, assez militaire avec les Doc qui se font passer pour des rangers...